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Denis Tellier

Denis Tellier réside dans les Ardennes. Berger, poseur de coqs sur les clochers, pompier, débardeur, bûcheron, charpentier, ou encore Père Noël, cet être protéiforme a vu son existence brasser, marauder, trimarder au long cours sur mille cahots inégaux, qu’il ressaisit dans cette œuvre bouleversante qui dérange notre monde enflé d’injonctions à se conformer à telles et telles raisons refroidies. Facétieux, Denis Tellier sourit en toute poésie à la face de l’absurdité et des tragédies, qu’il révèle à leur dimensions, au sein du jaillissement d’une langue incroyablement singulière, sorte d’idiolecte littéraire ; de langue première, qui porte puissamment communauté, à en désarmer des légions. Une sensibilité hors norme, portée ici à son acmé.

Ils en ont parlé (“Aux chiens de me revenir”) :

« Cet Émilien est une grâce. On est catapulté dans sa tête d’artiste paysan, on se laisse pétrir par les mots qui ­surgissent des tréfonds de la terre, on en vient à se ­demander ­comment une telle humanité peut prendre forme. »

Jean-Michel Djian, producteur, réalisateur, journaliste